Musiques yiddish et klezmer
Samedi 8 février 2020 à 20h30 à Ty Skol (Saint-Hernot)

Quatre femmes. Quatre personnalités. Les Bubbey Mayse proposent une nouvelle sensibilité musicale autour de la musique klezmer et de la chanson yiddish. Menées par la force du collectif, elles manient ce répertoire venu d’Europe centrale et d’Europe de l’est avec finesse et modernité. Une élégante folie habille ces quatre musiciennes qui, dans une chaleur communicative racontent leurs Bubbey Mayse, leurs histoires de grands-mères, en toute simplicité. Chants, violoncelle, clarinette, accordéon et violon. Les Bubbey Mayse proposeront une master-class à l’école de musique le samedi matin.

Tarifs : 10-5 € gratuit eleves de de l’école de musique et moins de 16 ans
Organisation : Les Amis de la Musique www.amimuse.org (licence 3-1042182).
Contact : contact@amimuse.fr – 06 08 15 22 09. Master-class : 02 98 17 04 86
Réservation : Librairie Le Parchemin une semaine avant le concert.

Les Bubbey Mayse

Quatre femmes. Quatre personnalités. Les Bubbey Mayse proposent une nouvelle sensibilité musicale autour de la musique klezmer et de la chanson yiddish. Menées par la force du collectif, elles manient ce répertoire venu d’Europe centrale et d’Europe de l’est avec finesse et modernité. Une élégante folie habille ces quatre musiciennes qui, dans une chaleur communicative racontent leurs Bubbey Mayse, leurs histoires de grands-mères, en toute simplicité.

Le chant des instruments
Le mot Klezmer dérive de l’hébreu « keyle » : instrument, voix et « zemer » : air, mélodie, chanson. Ce mot illustre parfaitement la mission que se sont données les musiciennes : allier la voix et l’instrument.
Faire se rencontrer les esthétiques
La clarinette exprime avec expérience et sensibilité la saveur de la musique klezmer. Le violon s’y ajoute avec délicatesse et virtuosité avec des influences allant de l’Irlande au Tibet. Le violoncelle apporte une couleur inspirée de la musique clas-sique, ainsi que d’autres horizons musicaux (pop, folk). L’accordéon diatonique (bi-sonore chromatique), quant à lui, apporte un timbre original et participe avec énergie à l’ouverture harmonique du quartet.
Une écriture engagée
Le groupe a décidé de réaliser un travail d’écriture précis. D’une mélodie pure vers une écriture orchestrée, d’une chanson intimiste à un chœur communicatif, d’un quartet vocal, a capella, à une explosion instrumentale… Les musiciennes expri-ment une interprétation moderne et inno-vante à travers leurs arrangements.
Utilisation de l’improvisation
Avec l’envie d’opérer une rencontre spontanée avec le public, chaque instru-mentiste se joue de moments d’improvisa-tion. Dans un souci de sincérité, ces libetés musicales servent le rythme du concert.
Un travail autour de la voix
Particulièrement touchées par cet instru-ment, les quatre musiciennes réalisent un travail de recherche et d’expérimen -tation autour de la voix en respectant la tradition et en explorant la matière. Elsa Signorile, pour raconter, transmettre et porter l’histoire de la langue yiddish, nous emmène dans le Yiddishland à travers des anecdotes et des chansons. Morgane Labbe, pour illustrer les pro-pos du texte et la couleur des sentiments, chante à cœur ouvert, improvise, s’envole, en s’inspirant des sonorités profondes de cette musique. Les quatre jeunes femmes, pour porter leur musique dans une dimension plus puissante, s’associent pour former un chœur. Elles utilisent aussi bien la force des voix à l’unisson que l’écriture vocale polyphonique.
Le répertoire
Un air pour danser, une histoire de tendresse, des fantaisies délicieuses du village de « Chelm », l’émotion d’une procession de rue, la danse joyeuse du Freylekh, des paroles humanistes, des rondes hassidiques … De morceaux connus revisités à d’autres peu joués, le concert des Bubbey Mayse est construit dans un souci de cohérence, toujours dans une démarche collective.
Mise en plateau
Pour mettre en espace, en son et en lumière ce répertoire, Les Bubbey Mayse ont été accompagnées et soutenues par La Compagnie des Possibles de Peillac, La Péniche Spectacle de Rennes, le centre culturel Pôle Sud de Chartres de Bretagne et l’Avant-scène à Montfort-sur-Meu. Elles ont ainsi travaillé avec Hugues Charbonneau, puis Claire Laurent en regards extérieurs, mise en scène et écriture, ainsi qu’avec Sacha Denfert, Pierre-Alexis Rouillé, Anna Geneste et Elsa Pierry-Grammare sur la création son et lumières.
Les Bubbey Mayse, des histoires à tenir debout, des histoires de grands-mères.
Et nous, nous les portons nos grands-mères, nous portons leurs colères, leurs déboires et leurs gueules de bois. Nos petites grands-mères de l’ombre et du silence. Parce que faut dire qu’on leur a pas toujours laissé beaucoup de place. Ces femmes qui ont écrit des chansons pour ne pas se taire. Ecoute… Tu vas voir danser des fantômes en jupon.

Elsa Signorile
Clarinette – Chant

Une langue parlée par ses grands-parents, une musique qui a bercé son enfance, Elsa Signorile, clarinettiste et chanteuse, a grandi dans la culture yiddish. Riche de différents stages de musique klezmer (Rennes en 2010, Paris en 2009, 2012), Elsa a pu travailler sur le style klezmer à la clarinette depuis plusieurs années. Elle se perfectionne aujourd’hui sur la voix et l’interprétation des chansons yiddish à travers des cours réguliers de langue yiddish et des rencontres avec Shura Lipovsky, chanteuse yiddish. Aujourd’hui, Elsa a envie de faire vivre et de partager cette culture. Titulaire du diplôme de musicienne intervenante, elle transmet la chanson yiddish à Rennes et à Nantes avec l’association « Sholem, musiques et langues juives en Bretagne » et le Centre Culturel juif André Néher ( CCAN) de Nantes. Elle fait aussi partie du duo Nora Bisele, chansons yiddish et françaises. Intéressée par d’autres univers et expériences artistiques, Elsa a travaillé avec la conteuse Gaëlle Arsicault, dans le duo Les bobines d’ElGa ( contes et musiques pour enfant), et propose le spectacle Pas si vilaine, avec le comédien Hugues Charbonneau.

Morgane Labbe
Accordéon – Chant

« Dans la famille, l’accordéon c’est sacré ! Toute petite tu joueras, accompagnée de ton papa, sur les tables, dans les salons … puis sur scène pour faire danser. »
Morgane Labbe est une accordéoniste-chanteuse aux multi-facettes : concert, ciné-concert, bal, musique de rue, cabaret, spectacle chorégraphique, lectures, chanson … Baignée dans la culture traditionnelle de Haute-Bretagne, elle suit des études musicales ( Conservatoire de Rennes, Licence de musicologie, DUMI … ) et se passionne pour l’univers des musique acoustiques. Elle compose et arrange des airs issus des cultures qu’elle rencontre (Bretagne, Klezmer, Asturies, latines… ) avec comme fil directeur la sensibilité de son instrument et de sa voix, et la recherche d’une identité sincere. Une danse soufflée dans l’oreille, aux couleurs singulières portée par une jeune femme pleine de vie.

Après une formation classique au sein du Conservatoire de Rernnes et du Pôle d’Enseignement Supérieur Bretagne-Pays de la Loire, Juliette Divry se consacre entièrement à la scène. Elle se produit en solo et en musique de chambre dans divers festivals : Classique au large (Saint-Malo), Les nocturnes du Mont-Saint-Michel, Orgues en Cornouailles (Fouesnant). Elle explore également d’autres horizons musicaux avec Mermonte (Pop orchestrale), aux côtés de Sylvain Texier dans le groupe The Last Morning Soundtrack (pop-folk), ainsi qu’avec Alan Corbel (musique folk). Elle s’est plongée dans le spectacle vivant en 2012 avec A demain petit jour de la compagnie de théâtre Artamuse. Elle poursuit l’expérience avec l’Expédition végétale de la Machine de Nantes, puis avec le comédien Nicolas Bonneau pour le spectacle Looking for Alceste. Riche de toutes ces collaborations, Juliette emprunte un chemin plus personnel et propose en solo (violoncelle/voix) ses compositions dans le projet Suuij.

Juliette Divry
Violoncelle – Chœurs

Dès 6 ans, elle commence son apprentissage dans l’école de musique de son père, puis étudie aux Conservatoires de Lille, la musique classique, le jazz et la musique irlandaise. Dès cette époque, elle saisit toutes les occasions de faire sonner son violon, et découvre les musiques tradition-nelles grâce à l’influence de violonistes comme Vincent Leutreau, Christophe Declercq, Gabriel Lenoir ou Jean-François Vrod …
Passionnée des « musiques vivantes » et improvisatrice puisant son inspiration dans les musiques traditionnelles d’Europe nord-occidentale (Irlande, Suède, centre France … ) elle s’intéresse toutefois à d’autres musiques plus orientales (Turquie, Tibet … ) et développe ainsi un jeu de violon très personnel qu’elle met au service de la musique Klezmer dans les Bubbey Mayse !

Margaux Liénard
Violon – Chœurs

Margaux Liénard est née en 1988 dans l’Avesnois, région forestière proche des Ardennes, dans une famille de musicienss. Son violon est à l’irmage de son caractère, généreux et curieux.
6 ans, elle commence son apprentissage dans l’école de musique de son père, puis étudie aux Conservatoires de Lille, la musique classique, le jazz et la musique irlandaise. Dès cette époque, elle saisit toutes les occasions de faire sonner son violon, et découvre les musiques tradition-nelles grâce à l’influence de violonistes comme Vincent Leutreau, Christophe Declercq, Gabriel Lenoir ou Jean-François Vrod …
Passionnée des « musiques vivantes » et improvisatrice puisant son inspiration dans les musiques traditionnelles d’Europe nord-occidentale (Irlande, Suède, centre France … ) elle s’intéresse toutefois à d’autres musiques plus orientales (Turquie, Tibet … ) et développe ainsi un jeu de violon très personnel qu’elle met au service de la musique Klezmer dans les Bubbey Mayse !